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Bien vieillir
Bien vieillir
En ce début de 21e siècle, nous vivons une véritable révolution, celle de la longévité : 45 ans d’espérance de vie en 1900, 78 ans en 2000. Combien en 2050 ?

Mieux encore, l’espérance de vie sans incapacité augmente régulièrement et 70% des personnes de plus de 70 ans vivent sans aucun souci de santé !
Notre espérance de vie augmente d’un trimestre chaque année et même de quatre mois en 2007. Nous vieillissons !
En France les personnes de plus de 60 ans représentent plus de 20% de la population totale et les prévisions de l’INSEE montrent que cette proportion dépassera les 30% en 2050
La vieillesse se divise en plusieurs étapes : « séniors » à 59ans, âgé à 72ans et très âgés à 86ans ; les limites d’âge de ces étapes sont repoussées plus on est diplômé, (de l’enseignement supérieur). Ceci est à mettre en perspective avec l’espérance de vie de ces catégories qui est aussi différente.
Le passage de la vie « active » à la retraite, ne signifie plus l’entrée dans la vieillesse, les français les considèrent comme des étapes distinctes.
Ce concept engendre toute une série de questions, interroge les êtres bio-psycho-sociaux, la philosophie, l’éthique, l’économie, l’écologie, l’urbanisme ….
Ces premières interrogations généralistes montrent déjà que le bien vieillir ouvre des champs de connaissances pluridisciplinaires.
Est-ce que l’on se pose la question du bien vieillir ? Dans quelles circonstances ? A quel âge ? Lorsque se profile la retraite ? Au moment de la retraite est ce trop tôt ? Trop tard ?
Cette réflexion est individuelle et particulière à chaque personne.
Quelles aptitudes, quelles qualités, quelles actions ? Quels objectifs ? Quelles ressources sont elles nécessaires pour assumer ce choix ?
Chacun de nous s’interroge sur son devenir à différentes époques de sa vie sans pour autant faire des choix, prendre des décisions en fonction de la dernière étape de sa vie.
Vieillir c’est se souvenir que notre corps n’est pas immortel, que nous faisons partie des cycles de tous les êtres vivants des règnes, végétal, animal et humain.
Cependant lorsque que nous faisons le choix d’une alimentation saine, d’une activité physique, d’activités sociales et culturelles nous faisons de la prévention du bien vieillir sans pour autant l’« étiqueter » comme telle !
La vieillesse angoisse certains à cause des représentations des images qu’elle véhicule. Pourquoi fait- elle si peur ?
Une enquête TNS SOFRES pour l’expert en immobilier NEXITY, montre que le passage à la retraite n’est plus synonyme de vieillesse, mais il devient de plus en plus anxiogène.
Si l’espérance de vie sans incapacité augmente régulièrement et que 70% des personnes de plus de 70 ans vivent sans aucun souci de santé, le vieillissement est encore associé, pour l’essentiel à un processus de détérioration physique et cognitif synonyme de déclin inéluctable. «
Les gérontologues, les professionnels de la santé et des services sociaux ont contribué largement à la diffusion et au renforcement de ces stéréotypes. Ainsi se sont propagées des représentations sociales marquées par la crainte et une appréhension du vieillissement qui ont porté préjudice aux personnes âgées en tant que groupe et en tant qu’individus. » P Pitaud Colloque "Echanges autour du bien-vieillir" Université de Provence Saint Charles 23 24 mai 2008 (Ph. PITAUD ; « Vieillir 100 ans et plus », Ed. Eres, Octobre 2007, 203 pages)
Les institutions de retraite complémentaire Agirc (cadres) et Arrco (salariés) publient les résultats d'une étude réalisée depuis 3 ans, auprès d'environ 12 000 adhérents des huit centres de prévention sur le "bien vieillir". Quelles en sont les définitions possibles d'un vieillissement réussi ?
Réponses des adhérents des centres de prévention :
Le docteur Jean-Pierre Aquino, gériatre, coordinateur de l'étude, rappelle que les critères américains d'un vieillissement réussi sont :
Pour Jean-Pierre Aquino, les critères les plus admis dans la littérature médicale... pour un vieillissement sont :pas d'hypertension, pas de surcharge pondérale, pas de tabac ni d'alcool, une alimentation équilibrée, des exercices physiques réguliers, un lien social structuré , une bonne santé "mentale" (estime de soi, capacité à faire face aux changements), une planification de l'avenir (modes de vie actuels et futurs, gestion du temps), une réflexion continue sur le sens (quête de sens), les valeurs... )
Jean-Pierre Aquino souligne que le lien social est le pont entre ces différents critères.
Lorsque certaines pathologies ou handicaps apparaissent, les progrès médicaux, les innovations techniques, les services locaux peuvent pallier la difficulté. Dans la plupart des cas, la vie peut se poursuivre sans restrictions particulières. Certes les critères de la médecine sont importants et participent du bien vieillir mais vieillir c’est vivre, c’est avoir du plaisir, c’est être animé, motivé par un objectif, un projet qui nous fait avancer. C’est aussi vivre dans un environnement favorable (un lieu que l’on connaît que l’on aime (village quartier ville) où l’on a « ses habitudes, ses repères » mais aussi avec des gens qui partagent dans ces lieux, une histoire commune.
Bien vieillir est et sera l’une des premières préoccupations des personnes avançant en âge.
Selon le docteur Pierre Guillet, gérontologue, « bien vieillir » repose sur l’équilibre de cinq piliers : finances, logement, santé, vie sociale, vie intellectuelle.
Cette vision n’est elle pas trop restrictive ? Trop élitiste ?
Bien vieillir justifie d’anticiper, de se projeter vers l’avenir.
Les articles qui suivent vous aideront dans votre réflexion, vos projets.